Mois de la Femme au Sud-Kivu : Les femmes et les jeunes déposent une note de plaidoyer pour un développement inclusif et participatif
Les femmes et les jeunes du Sud-Kivu ont déposé, ce lundi 9 mars 2026, une note de plaidoyer au gouverneur de province du Sud-Kivu, le Prof. Jean Jacques Purusi Sadiki. C’était lors du lancement officiel des activités du Mois de la Femme par la Division Provinciale du Genre, Famille et Enfant du Sud-Kivu, en collaboration avec ses partenaires dont la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité. Les cérémonies se sont déroulées dans l’auditorium des Femmes et des Filles de la Mairie d’Uvira. L’événement a été organisé par
Dans cette note, les femmes ont souligné que malgré les progrès enregistrés après les périodes de crise sécuritaire, elles restent les plus affectées par les conséquences des conflits et des déplacements. Cependant, ces dernières continuent de jouer un rôle essentiel dans le relèvement de leurs communautés, en particulier à travers le commerce transfrontalier, l’agriculture familiale et diverses autres activités économiques.
Malgré leur résilience et leur contribution cruciale à la survie des familles, ces femmes se heurtent à des obstacles importants, notamment l’insécurité économique, le manque de ressources financières et l’accès limité aux marchés. De plus, leur participation dans les espaces de décision reste faible.
Les intervenants ont formulé trois messages essentiels au Gouverneur, soulignant que les femmes sont un pilier de la résilience communautaire, et donc
soutenir les femmes, c’est renforcer la stabilité et la reconstruction économique et sociale des communautés du Sud-Kivu. Elles sont les moteurs principaux du relèvement dans les villages, les marchés et les champs. Selon elles, la paix et le développement durable ne seront possibles qu’à travers l’implication active des femmes et des jeunes dans les processus de décision. Ces derniers ne doivent pas être seulement bénéficiaires des programmes, mais des acteurs de la gouvernance. Il est crucial de soutenir l’entrepreneuriat féminin et des jeunes, l’agriculture familiale, les petites entreprises et le commerce transfrontalier, qui constituent des sources de revenus vitales pour de nombreuses familles, ajoutent-elles.
Le plaidoyer a également mis en lumière l’importance d’un partenariat solide entre les institutions publiques, les organisations nationales de la société civile, les partenaires internationaux et le système des Nations Unies. Ce partenariat est essentiel pour mobiliser des ressources, renforcer les capacités locales et soutenir les initiatives des femmes et des jeunes dans le processus de stabilisation et de développement de la province, disent-elles.
Enfin, les femmes et les jeunes du Sud-Kivu ont exprimé leur volonté de ne pas être simplement des bénéficiaires d’aide, mais des partenaires actifs dans la reconstruction de leur province. «La réussite du relèvement économique et social du Sud-Kivu dépend d’un développement inclusif et participatif, dans le respect des résolutions 1325 et 2250 des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, ainsi que les jeunes, la paix et la sécurité.», ont-ils insisté.
La Division Provinciale du Genre, Famille et Enfant et la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité ont enfin réaffirmé leur engagement à travailler aux côtés du Gouvernement provincial, des partenaires et des communautés pour promouvoir une société où les droits des femmes sont respectés, où la justice progresse et où les actions concrètes permettent aux femmes et aux jeunes de jouer un rôle central dans la paix et le développement.
Notons que la journée du 8 mars est célébrée cette année sous le thème International «Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles».
Sifa Munyaka Angèle.

