Uvira : la police fait état de sept personnes tuées par balle et de cinq corps retrouvés en septembre
Du 1er au 27 septembre 2026, au moins sept personnes ont été tuées par balle et cinq corps sans vie ont été découverts dans la ville d’Uvira. Parmi les victimes figurent deux femmes. Ces chiffres sont communiqués par la Police Nationale Congolaise, à travers le commissaire supérieur Lwimbo Handokya Simonet, commandant du commissariat urbain d’Uvira, ce mercredi 30 septembre, lors d’une interview accordée dans son bureau.
Selon le commandant, la commune de Mulongwe vient en tête avec six cas, dont deux personnes tuées par balle, trois corps retrouvés sans vie et une personne décédée par noyade. La commune de Kalundu vient en deuxième position et compte, quant à elle, trois personnes tuées par balle. Dans la commune de Kavimvira, deux cas ont été enregistrés, dont une personne tuée par balle. Dans la partie sud de la ville, précisément à Kigongo, une autre personne a été tuée par balle.
Le commissaire supérieur Lwimbo Handokya Simonet déplore également les tirs de balles entendus au cours du mois de septembre dans différents quartiers d’Uvira. Il estime que ces incidents ont des conséquences sur l’état psychologique d’une population déjà affectée par la crise liée aux conflits armés.
Face à cette situation, le commandant du commissariat urbain explique que la police cherche notamment à déterminer les causes de ces actes criminels et à identifier les mesures susceptibles de renforcer la protection et la sécurité de la population.
Parmi les mesures prises, il cite l’intensification des patrouilles mixtes entre la police et les FARDC, ainsi que les tournées régulières dans les différents quartiers des trois communes de la ville. La présence policière doit également être renforcée dans plusieurs coins d’Uvira, avec des patrouilles de dissuasion organisées de jour comme de nuit, particulièrement dans les zones considérées comme à risque, notamment Mulongwe, Kasenga, Songo et Kalundu.
Le commandant insiste également sur le renforcement du civisme et de la collaboration entre la population et la police, notamment pour permettre le signalement rapide des cas suspects. Il souligne par ailleurs l’importance d’une bonne coordination entre la PNC, les FARDC et l’autorité urbaine, présentée comme responsable de la sécurité publique dans la ville, afin de lutter contre le banditisme et la criminalité urbaine.
Le commissaire supérieur Lwimbo Handokya Simonet appelle ainsi la population à collaborer étroitement avec les forces de l’ordre et à dénoncer tout cas suspect. Il précise que les enquêtes se poursuivent afin d’établir les circonstances de ces différents cas et d’en identifier les auteurs, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la loi.
Sifa Munyaka Angele

