Diocèse trois prêtres ordonnés et un diacre consacré dimanche 2 août 2026,dans une célébration marquée par les 40 ans de vie sacerdoce de Mgr Sébastien-Joseph Muyengo Mulombe.
L’Église diocésaine d’Uvira a vécu, dimanche 2 août, une grande journée de joie et d’action de grâce. Au cours d’une messe solennelle célébrée sur l’esplanade Saint-Pierre de la cathédrale Saint-Paul d’Uvira, l’évêque du diocèse, Monseigneur Sébastien Joseph Muyengo Mulombe, a conféré le sacrement de l’Ordre à trois nouveaux prêtres et le ministère du diaconat à un séminariste.Les nouveaux prêtres sont l’abbé Emmanuel Nyumba Mazambi, originaire de la paroisse Saint-François-Xavier de Tangila, l’abbé Kasindi Wabenga, de la paroisse Sainte-Marie Auxiliatrice de Kele, ainsi que le père Toussaint Igilima Mukumo, Missionnaire d’Afrique, issu de la paroisse Saint-Hilaire de Mulambula. Tous les trois proviennent de la zone pastorale de Mwenga.Le séminariste Pascal Kiza Rachidi, originaire de la quasi-paroisse Saint-Matthieu de Kasenga, dans la ville d’Uvira, a quant à lui été ordonné diacre.La célébration a rassemblé plusieurs centaines de fidèles venus de toutes les zones pastorales du diocèse, y compris des localités les plus éloignées. De nombreux prêtres ont concélébré aux côtés de l’évêque diocésain.Cette célébration a également été marquée par la commémoration du 40ᵉ anniversaire de l’ordination sacerdotale de Monseigneur Sébastien Joseph Muyengo Mulombe, dans une atmosphère de reconnaissance et de communion ecclésiale.Dans son homélie, l’évêque a rappelé que le sacerdoce est une grâce reçue gratuitement de Dieu, fruit d’un long cheminement spirituel, humain et académique. Il a insisté sur le fait que personne ne peut s’attribuer lui-même cette vocation ni s’en glorifier.S’appuyant sur les lectures du jour, le prélat a exhorté les nouveaux prêtres, le nouveau diacre ainsi que tous les prêtres du diocèse à demeurer fidèles à leur vocation. « La grâce de Dieu ne s’achète pas », a-t-il souligné, rappelant qu’une vocation sacerdotale ne doit jamais devenir un motif de vanité.Monseigneur Muyengo a également insisté sur la mission de service du prêtre, précisant que celui-ci ne doit jamais rechercher un intérêt personnel. Si des ressources sont mobilisées, elles doivent uniquement servir au fonctionnement de la paroisse et au bien de la communauté chrétienne.Commentant la deuxième lecture, l’évêque a invité les prêtres à rester unis au Christ malgré les épreuves, faisant preuve de résilience face aux difficultés. Il leur a demandé d’accueillir avec disponibilité les missions qui leur seront confiées, sans refuser une affectation en raison du relief, du climat ou des conditions de vie parfois précaires.Le pasteur d’Uvira a également salué les fidèles venus de la quasi-paroisse Bienheureux Albert Joubert de Kazimiya, située sur les rives du lac Tanganyika, qui ont parcouru plusieurs centaines de kilomètres, notamment en embarcation, pour participer à cette célébration. Touché par leur témoignage de foi, il a annoncé l’érection de cette quasi-paroisse en paroisse.S’inspirant du récit évangélique de la multiplication des pains, Monseigneur Muyengo a enfin invité les prêtres à cultiver la créativité pastorale, la charité envers les plus pauvres, l’esprit de collaboration et une profonde vie de prière. Il les a exhortés à demeurer fidèles à leur premier appel, sans céder à la tentation de rechercher une vie plus confortable ailleurs, notamment en Europe, au détriment de leur mission.Prenant la parole au nom du clergé diocésain autochtone, le président du CDAU, l’abbé Calixte Wabungulwa, a présenté la situation actuelle du presbyterium diocésain. Il a indiqué que le diocèse compte 129 prêtres, dont 24 décédés, 26 en diaspora, 73 en ministère pastoral dans le diocèse et 6 ayant quitté le ministère sacerdotal. Au nom de ses confrères, il a adressé ses meilleurs vœux à l’évêque à l’occasion de ses quarante ans de sacerdoce, tout en renouvelant leur engagement de fidélité et d’obéissance.À la fin de la célébration eucharistique, une lettre du Dr Denis Mukwege a été lue à l’occasion de la troisième célébration en République démocratique du Congo de la Journée nationale du Genocost. Dans ce message, le prix Nobel de la paix plaide pour que justice soit rendue aux victimes des massacres perpétrés au cours des différentes guerres d’agression qu’a connues le pays. Il appelle notamment à la mise en œuvre des recommandations du Rapport Mapping des Nations unies, à la création d’un tribunal spécial pour la RDC et exprime son opposition à toute révision de la Constitution.
Par Jérémie Kuhima

