Choléra à Uvira : 9 décès sur 425 cas enregistrés en septembre, le point focal appelle au respect strict des règles d’hygiène
Au total, 425 cas de choléra, dont neuf décès, ont été enregistrés au cours du mois de septembre 2026 dans la zone de santé d’Uvira, au Sud-Kivu. Parmi les personnes décédées, six ont perdu la vie dans la communauté, sans avoir été prises en charge à temps dans une structure sanitaire.
Selon Jaime Saidi, point focal choléra dans la zone de santé d’Uvira, les quartiers de Kalundu, Namianda, Kabindula, Songo et Kilubula figurent parmi les zones les plus touchées. Ces quartiers ont enregistré un nombre important de malades pris en charge au Centre de traitement du choléra (CTC) et dans les unités de traitement du choléra (UTC).
Jaime Saidi invite ainsi la population à conduire rapidement toute personne présentant des signes suspects de choléra vers un centre de traitement. Il rappelle que la prise en charge des malades est gratuite au Centre de traitement du choléra (CTC) de l’Hôpital général de référence d’Uvira, ainsi qu’à l’unité de traitement du choléra de Kalundu. D’autres unités de traitement sont également opérationnelles à Makobola et à Kirungu, dans les Moyens Plateaux.
Le point focal choléra estime que les difficultés d’accès à l’eau potable contribuent à la propagation de la maladie dans la zone de santé d’Uvira. Il explique que les coupures d’eau observées en septembre ont poussé certains habitants à s’approvisionner dans les rivières et le lac Tanganyika, dont les eaux sont exposées à la pollution.
A cette situation s’ajoutent, selon lui, l’insuffisance de l’hygiène des mains, le manque de latrines dans certains ménages, la défécation à l’air libre ainsi que l’exposition des aliments vendus le long des routes. Autant de facteurs susceptibles de favoriser la transmission du choléra dans cette zone de santé considérée comme endémo-épidémique.
Pour faire face à cette situation, plusieurs partenaires humanitaires et sanitaires appuient les interventions dans la zone de santé d’Uvira. Jaime Saidi cite notamment Médecins Sans Frontières (MSF) Hollande, qui soutient la prise en charge des malades au CTC, ainsi que la Solidarité et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Avec l’appui de l’OMS, une approche de quadrillage est en cours dans quatre aires de santé, à savoir Kalundu CEPAC, Kalundu état, Namianda et Kabindula, afin de renforcer les actions de lutte contre la maladie.
Le point focal choléra mentionne également l’intervention annoncée d’Oxfam, qui prévoit l’installation de deux stations de potabilisation de l’eau et le renforcement des sites de chloration. Il espère que ces différentes actions permettront d’inverser la tendance, alors que de nouveaux cas continuaient d’être enregistrés au début du mois d’octobre.
En attendant, Jaime Saidi insiste sur le respect des mesures d’hygiène et sur le recours précoce aux soins. Il appelle la population à ne pas attendre que l’état du malade s’aggrave avant de se rendre dans une structure sanitaire, rappelant que la prise en charge rapide reste essentielle pour prévenir les décès liés au choléra.
Le point focal choléra de cette zone de santé appelle la population à consulter rapidement les centres de traitement dès l’apparition des symptômes.
Sifa Munyaka Angèle

