Uvira, Sud-Kivu: Des professionnels des médias outillés sur la mission du CICR et la couverture médiatique humanitaire
Dans le souci de rappeler et rendre fluide la mission du Comité International de la Croix-Rouge, CICR à la population de la ville d’Uvira et ses environs, une journée de réflexion a été organisée ce mercredi 5 mars 2025 entre le CICR et les professionnels des médias locaux.Cette rencontre organisée par le CICR a eu lieu à son bureau sis au 103 sur lavenue Kivu au quartier Nyamianda dans la commune de Kalundu, ville d’Uvira, province du Sud-Kivu en RDC.
L’objectif selon les organisateurs était d’amener les journalistes au nombre de vingt dont 5 femmes à contribuer dans la lutte contre la désinformation et la mesinformation sur le travail que fait le CICR et à intégrer dans leurs produits médiatiques des questions humanitaires.
Selon DJIBRIL DIALLO, Chef de bureau du CICR Uvira, la mission principale du CICR n’est autre que celle de protéger et d’assister les victimes des conflits armés et autres violences mais aussi promouvoir le Droit International Humanitaire.
Juan Sébastian, Chargé de protection au sein du Comité International de la Croix-Rouge (CICR/Uvira) a, dans son intervention, souligné que les civils, le personnel de santé et les religieux, les personnes blesses et malades ainsi que celles privées de liberté sont là les catégories de personnes qui sont protégées par le Droit International Humanitaire, DIH. Et parmi les étapes à suivre dans la protection de la population civile il a cité l’écoute de la population, la documentation du cas, l’évaluation de la victime, le dialogue avec les porteurs d’armes puis le suivi de ces derniers et les victimes et enfin clôture du dossier. Et pour protéger les liens familiaux, le CICR facilite aussi le contact entre les personnes séparées avec leurs familles.
Le CICR octroi des matériels à certains centres de santé et hôpitaux et appui financièrement certains personnels soignants pour la prise en charge gratuite des personnes affectées par les conflits armés et d’autres violences, a fait savoir Jean Banywesize, superviseur programme santé au sein du CICR Uvira. L’Hôpital Général d’Uvira et l’Hôpital Général Provincial de Bukavu figurent parmi ceux appuyés par le CICR, a-t-il noté.
De son côté, Joël Nandola. Gestionnaire des urgences et des questions catastrophiques à la Croix-Rouge Uvira, son organisation parmi ses taches, facilite l’enterrement des corps ramassés au bord du lac ou de la rivière, dans la morgue et des personnes mortes de certaines maladies ou épidémie, cela, en présence des membres de leurs familles.
Abordant la question liée à la couverture médiatique humanitaire, Patient Debaba Lufira, Expert média er en communication de changement et président de l’UNPC Uvira, Sud-Kivu a fait savoir qu’un reportage humanitaire repose sur sa crédibilité, l’éthique et son impact au sein de la communauté. Pour lui, un bon reportage humanitaire doit non seulement informer, mais aussi sensibiliser et susciter des actions positives tout en respectant les principes et déontologie professionnelles.
Pour rappel, le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) est une institution d’aide humanitaire créée en 1863 par un groupe de citoyens de Genève. Il est présent en République Démocratique du Congo depuis 1978. Cette organisation humanitaire neutre, impartiale et indépendante accompagne même financièrement les victimes une fois guéries afin de leur faciliter le retour dans leurs milieux dorigine.
Sifa Munyaka Angèle

