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Uvira : un plaidoyer pour la prise en charge du stress et des traumatismes des femmes, y compris celles vivant avec handicap, en période de conflit.

Dans un contexte marqué par les conflits armés et l’insécurité persistante, la gestion du stress et des traumatismes chez les femmes en particulier celles vivant avec handicap a été au cœur d’un cadre d’échange et d’information organisé ce samedi 2 mai 2026 à Uvira, dans la province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo.

L’activité, initiée par Association de Développement pour l’Intégration Sociale en RDC, a réuni des femmes membres d’organisations féminines engagées dans la promotion des droits des femmes, autour d’une réflexion collective sur les défis psychosociaux et les pistes de résilience communautaire.

Une attention particulière aux femmes vivant avec handicapLes échanges ont mis en évidence la vulnérabilité accrue des femmes vivant avec handicap en période de crise.

Exposées à des risques multiples violences, abandon, difficultés d’accès à l’information et aux services ces femmes font face à des traumatismes souvent amplifiés par l’exclusion sociale.

Les participantes ont insisté sur la nécessité d’adopter des approches inclusives, tenant compte des besoins spécifiques liés aux différents types de handicap, afin de garantir leur protection et leur accompagnement psychosocial.Au cours des discussions, plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit des différents acteurs :

A l’État:

  • Renforcer les politiques publiques en matière de santé mentale et de protection sociale;
  • Assurer l’accessibilité des services pour les personnes vivant avec handicap ;- Garantir la sécurité des populations civiles, notamment des femmes, dans les zones affectées par les conflits;
  • Soutenir financièrement les initiatives locales de prise en charge psychosociale.Aux organisationféminines:- Mettre en place des espaces sûrs d’écoute et de prise en charge psychosociale;
  • Intégrer systématiquement les femmes vivant avec handicap dans leurs programmes ;- Promouvoir la sensibilisation communautaire sur la santé mentale et la lutte contre la stigmatisation;
  • Développer des activités génératrices de revenus pour renforcer l’autonomie des femmes.
  • Aux femmes elles-mêmes, en particulier celles vivant avec handicap:- Participer aux groupes de soutien et aux initiatives communautaires, -Exprimer leurs besoins et rechercher de l’aide auprès des structures disponibles ;- Renforcer la solidarité entre femmes pour faire face aux difficultés ;- Développer des stratégies personnelles de gestion du stress, adaptées à leur situation. Tenue dans la salle des réunions d’ADISCO, située sur l’avenue Kakungwe, quartier Rombe I, commune de Mulongwe, cette rencontre a permis de poser les bases d’une dynamique collective en faveur d’une résilience communautaire inclusive. Les participantes ont souligné que la reconstruction des communautés affectées par les conflits passe nécessairement par la prise en compte des besoins spécifiques des femmes, en particulier les plus vulnérables. A travers cette initiative, ADISCO réaffirme son engagement à promouvoir une société plus inclusive, où chaque femme, quelle que soit sa condition, peut trouver sa place et contribuer activement à la paix et au développement.

Joseph Laisi

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