Société : La communauté autochtone pygmées/Bambuti-Batwa d’Uvira célèbre la journée Internationale des populations autochtones dans un contexte à la fois de satisfaction et de lamentation.
En marge de la journée Internationale des populations autochtones célébrée le 9 août de chaque année, la communauté autochtone pygmées/Bambuti- Batwa du territoire d’Uvira s’est réunie ce lundi 11 août 2025 dans la salle de l’auditorium de femmes de la Mairie d’Uvira pour réfléchir sur leur situation actuelle et ce qu’ils doivent faire pour améliorer leurs conditions de vie.
Au cours de cette rencontre, célébrée sous le thème « Promouvoir les droits des peuples autochtones pygmées pour leur développement intégral et durable en République Démocratique du Congo », les peuples autochtones pygmées/ Bambuti-Batwa devant le Ministre provincial de Justice et droits humains, Faustin MAYANI, représentant du Gouverneur de Province du Sud-Kivu Jean Jacques PURUSI SADIKI dans ces assises, ont lu leur mémorandum dans lequel ils ont d’une part salué la promulgation par le Chef de l’Etat son Excellence Félix Tshisekedi, Président de la République, de la loi portant protection et promotion des peuples autochtones depuis juillet 2022 mais aussi de l’octroi des terres arables aux peuples autochtones pygmées identifiés et regroupés dans les 14 sites dans le territoire d’Uvira et de Fizi et d’autre part, ils ont fustigé le marchandage de la vulnérabilité des pygmées par certaines organisations portant abusivement la casquette d’humanitaires pourtant ils ne sont que des affairistes en quête d’argent, mais aussi la spoliation par des particuliers de terres octroyées aux pygmées par l’Etat Congolais depuis 2012 et cela sous la complicité si pas la bénédiction de certaines notabilités.
De son côté, le Ministre provincial de Justice et droits humains, Faustin MAYANI leur a apporté trois messages clés dont le premier était celui de l’implication de son ministère pour que les peuples autochtones aient l’accès facile à la terre, pour résoudre le problème identitaire auquel font face les peuples autochtones.
Deuxièmement, pour éviter le problème d’apatridie auquel leurs enfants pourront faire face à la longue, il leur a demandé d’avoir toujours la culture d’enregistrer leurs enfants à l’état civil et ceux-là qui ne l’ont pas fait le Ministre demande à leur comité de faire une liste de tous ces enfants pour lesquels le ministère peut faire un plaidoyer pour trouver un bienfaiteur qui peut soutenir le jugement supplétif pour le bien de ces enfants.Et aux femmes, de solliciter auprès de leurs maris l’enregistrement de mariage à l’état civil qui constitue la garantie de leurs droits en cas de complications.
Et en troisième lieu, il les invite à participer aux efforts de résistance contre l’ennemi quelque soit leur minorité car ils ont aussi des jeunes qui peuvent participer aux efforts de barrer la route à l’ennemi qui est en train de progresser.
Retenez enfin que c’est grâce aux efforts de l’organisation MAISHA ONGD, que cette communauté autochtone pygmées/Bambuti-Batwa du territoire d’Uvira s’est réunie ce jour là.
MUTANGANYE LAISI Joseph

