Uvira : Un mort et sept blessés enregistrés à l’Hôpital Général lors de la marche pacifique du 8 septembre (MD Dr Salomon Mashupe)
Un mort et sept blessés ont été enregistrés à l’Hôpital Général de Référence (HGR) d’Uvira, à l’issue de la marche pacifique organisée ce lundi 8 septembre 2025 par des structures de la société civile et des mouvements citoyens.
Ce bilan a été communiqué par le Médecin Directeur de l’HGR Uvira, Dr Salomon Mashupe, lors d’une visite des structures membres de la dynamique de la société civile venues s’enquérir de la situation des blessés et de leur prise en charge médicale.
Parmi les blessés, deux sont dans un état grave, dont un adolescent de 14 ans touché par balle au ventre et actuellement en soins intensifs. Les cinq autres blessés présentent des lésions légères : deux d’entre eux ont pu regagner leurs domiciles le soir même après traitement, tandis que les trois autres restent hospitalisés, mais leur état est jugé stable.
«Nous avons enregistré sept blessés, dont deux graves et cinq légers, tous victimes de balles perdues. Le même lundi soir, nous avons également reçu le corps sans vie d’un enfant âgé de 6 à 7 ans. Il s’agit d’un bilan provisoire », a précisé Dr Mashupe.
Interrogé sur les informations relayées par certains médias faisant état de 5 à 10 morts, le Médecin Directeur a démenti ces chiffres, affirmant ne pas en avoir connaissance.
«Nous n’avons reçu que sept blessés et un décès. Aucune autre personne n’est venue signaler la perte d’un proche à l’hôpital. Les rumeurs de 5 ou 10 morts circulent dans la communauté, mais elles ne sont pas confirmées par les autorités sanitaires», a-t-il ajouté.
Trois autres blessés sont pris en charge à l’hôpital militaire de Garnison. Au total, dix blessés ont été enregistrés lors de cette manifestation.
De leur côté, les structures membres de la dynamique de la société civile et les mouvements citoyens dénoncent le comportement de certains éléments des FARDC, qu’ils accusent d’avoir tiré à balles réelles sur des manifestants pacifiques.
«Ce que nous condamnons fermement, c’est le comportement irresponsable de certains militaires qui ont tiré sur des civils désarmés exprimant leur mécontentement face à la présence de Gasita. Ces éléments doivent être sanctionnés », a déclaré Mapenzi Manyebwa, président de la dynamique de la société civile d’Uvira.
Dans un communiqué publié le 8 septembre, le secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, par la voix de son porte-parole, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, a souligné que les incidents ont éclaté après que des manifestants ont tenté de forcer l’entrée de l’état-major basé à Uvira, entraînant des affrontements.
Sifa Munyaka Angèle

