Uvira : à Kalundu, la solidarité communautaire comme réponse aux traumatismes du quotidien
Dans la commune de Kalundu, une initiative locale mise sur la solidarité pour panser les blessures invisibles laissées par les épreuves du quotidien.
Ce lundi 27 avril, des femmes et des hommes se sont réunis autour d’une activité communautaire centrée sur la gestion des traumatismes.
Organisée par l’ONG Search for Common Ground, cette rencontre a offert aux participants un espace sécurisé, propice à la parole et à l’écoute, pour échanger sur leurs expériences personnelles. L’objectif : apprendre à identifier ses émotions, mais aussi cultiver l’entraide au sein de la communauté.
Lors des partages d’expériences, plusieurs participants ont livré, souvent avec une vive émotion, leurs vécus ainsi que les mécanismes de résilience qu’ils développent pour faire face aux épreuves. Grâce à cette sensibilisation, beaucoup témoignent avoir trouvé les ressources nécessaires pour surmonter des parcours de vie difficiles.
Pour Gabriella Mwereza Kyala, facilitatrice de l’activité, l’enjeu est avant tout humain : « Les participants ont appris à exprimer leurs émotions, mais surtout à écouter et consoler ceux qui portent des traumatismes. Ils ont fait preuve d’une solidarité exemplaire pour amorcer un véritable changement au sein de la communauté », explique-t-elle. Au-delà des mots, les bénéficiaires ont tenu à traduire cet engagement par un acte concret.
A l’issue de la séance, une marche symbolique a été organisée vers la rivière Kalimabenge. Sur place, les participants ont ramassé des pierres afin de réhabiliter une ruelle fortement dégradée. Un geste simple, mais porteur de sens : reconstruire ensemble, tant sur le plan physique que social.
Cette initiative illustre une approche où la résilience ne se limite pas aux discours, mais se bâtit à travers l’action collective. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Tukutane Tena » (Retrouvons-nous encore), un programme dédié à la cohésion sociale, à la sécurité et à la résilience communautaire dans les hauts et moyens plateaux de l’Est de la République Démocratique du Congo.
Rédaction

