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Au poste frontalier de kavinvira des pertes dues aux embouteillages

D’importants embouteillages sont entrain d’être signalés au poste frontalier de Kavinvira, entre la République démocratique du Congo et le Burundi.

La situation devient presque quotidienne et perturbe fortement les voyageurs qui empruntent ce point de passage. Plusieurs d’entre eux ratent leurs rendez-vous, tandis que d’autres sont contraints de passer la nuit, soit au Burundi, soit en République démocratique du Congo, alors qu’ils n’avaient pas prévu de prolonger leur séjour.

Les agents des services de sécurité et ceux de la douane se retrouvent également débordés face à l’affluence.

Parmi les principales causes évoquées figure l’arrivée massive de véhicules en provenance de Bujumbura, au Burundi, venus s’approvisionner en carburant sur le sol congolais. Selon des témoignages recueillis sur place, leur nombre pourrait atteindre près de mille véhicules par jour. Chaque conducteur cherche à franchir rapidement la frontière, ce qui contribue à aggraver les bouchons.

La situation a également touché les autorités. Vendredi, le vice-gouverneur du Sud-Kivu s’est retrouvé bloqué dans les embouteillages, dans la zone neutre, avant d’être rejoint par le gouverneur de province aux environs de 17 heures tous presse d’aller passer la nuit à Bujumbura.

La veille, plusieurs voyageurs avaient déjà été contraints de passer la nuit du côté burundais, faute de pouvoir franchir la frontière dans les délais.

Face à cette situation, certains voyageurs, à bout de patience, abandonnent momentanément leurs véhicules pour poursuivre leur trajet à pied afin de gagner du temps.

Au niveau de la route nationale no5 une situation similaire est également signalées au niveau du pont kakungwe ou des conducteurs rivalisent d’ardeur chaque soir entre 18 et 19h30 chacun voulant passer le premier. La déviation créée sur cette partie ne suffit pas pour le dépassement et personne ne veut attendre l’autre.

l’absence ou l’insuffisance des agents de l’ordre peut être aussi l’une des raisons pour ces bouchons.

certains motards et conducteurs de bajaj sont obligés de passer par la petite route d’en bas appelée rail pour gagner du temps.

jérémie kuhima.

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