Uvira: Les obstacles majeurs qui freinent la participation des femmes et jeunes filles dans le processus d’accès au pouvoir, de la consolidation de la paix et de la sécurité dans la ville d’Uvira au centre d’un atelier d’échange entre différentes catégories des femmes.
Le non-respect des textes juridiques nationaux qu’internationaux qui promeuvent les droits des femmes, la mauvaise volonté politique des dirigeants pour la mise en œuvre de la loi sur la parité, les us et coutumes rétrogrades ainsi que les préjugés et stéréotypes, tels sont les défis qui figurent parmi tant d’autres qui ont été énumérés par les participants à l’atelier d’échange sur les obstacles majeurs qui freinent la participation des femmes et jeunes filles dans le processus d’accès au pouvoir, de la consolidation de la paix et de la sécurité dans la ville d’Uvira.
Ce cadre d’échange entre les femmes leaders et autorités politico administratives d’Uvira, était organisé par l’Association d’Appui aux Femmes et aux Enfants en Difficulté, AAFED dans le cadre de son initiative «Accompagnement des femmes et jeunes filles dans le processus d’accès au pouvoir en vue de consolider la paix et la sécurité dans la ville d’Uvira», appuyée par l’Organisation Internationale Search For Common Ground à travers son programme: Inclusion des femmes dans la nouvelle Sécurité (WINS), avec le suivi de l’Association des Femmes des Médias, AFEM Sud-Kivu.
Les participantes au nombre de 27, ont, au cours des échanges, souligné que le non accès des femmes et jeunes filles aux postes décisionnels et aux processus de paix et de sécurité est due à des différents aspects. Sur le plan politique, elles ont ajouté à ceux cités ci-haut, le manque de parrainage politique des femmes et la non création des partis politiques par ces dernières. Sur le plan social, elles ont noté la sous-estimation de la femme par la femme elle-même et d’autres femmes ainsi que d’autres membres de la communauté, le complexe d’infériorité qui caractérise la femme et la faible collaboration entre les femmes. Du point de vue économie, nous pouvons citer la pauvreté des femmes, le manque des institutions financières qui les promeuvent et la non appropriation des terres et d’autres biens de valeur par ces dernières. Devant le maire adjoint de la ville d’Uvira, les participants ont également soulevé la question des normes discriminatoires à l’égard de la femme, les croyances religieuses ainsi que les stéréotypes et préjugés qui ne favorisent pas aussi l’accès des femmes aux postes de prise des décisions.
Apres identification des structures de la place dans lesquelles la femme et jeune fille ne figurent pas même à 1 pourcent parmi les décideurs, les femmes leaders et autorités politico administratives d’Uvira ont proposé parmi les mécanismes à mettre en place pour contourner ces défis, la création des réseaux et d’un cadre permanent des femmes, la sensibilisation sur l’acceptation entre elles et la confiance de soi. Les participants ont également promis de mener des plaidoyers au niveau local et provincial sur la considération significative des femmes et jeunes filles aux postes décisionnels.
D’après Madame Fundi ELISABETH, Coordinatrice de l’AAFED, cette rencontre s’inscrivait dans l’objectif de faire un état de lieu sur la problématique de la femme et jeune fille au poste de prise des décisions en RDC et en particulier dans la ville d’Uvira.
«C’était aussi dans le cadre non seulement d’identifier les obstacles majeurs à la participation des femmes et jeunes filles au processus d’accès au pouvoir en vue de la consolidation de la paix et sécurité des femmes dans la zone, mais aussi améliorer leur participation dans les mécanismes de consolidation de paix pour des femmes dans cette entité» a-t-elle ajouté dans son mot de bienvenue.
Sifa Munyaka Angèle

