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Uvira : 50 élèves formés sur les Résolutions 1325 et 2250 pour renforcer la paix en milieu scolaire

Une cinquantaine d’élèves, dont une majorité de filles, ont pris part ce samedi 22 novembre à une séance de sensibilisation consacrée aux Résolutions 1325 et 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies.

L’initiative, organisée par l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP/Sud-Kivu), s’est déroulée dans la salle du restaurant Joy House, au quartier Kimanga dans la commune de Kalundu, ville d’Uvira, province du Sud-Kivu en RDC. Elle s’inscrit dans le cadre de la commémoration du 25ᵉ anniversaire de la Résolution 1325, célébré chaque 31 octobre dans le monde.

Selon les organisateurs, cette formation vise à doter les jeunes des compétences nécessaires pour renforcer la cohésion sociale, prévenir les violences et jouer un rôle actif dans la promotion de la paix au sein des écoles et des communautés locales.

Avec 38 filles sur les 50 élèves présents dans la salle, la session a donné une place particulière à la participation féminine dans les processus de paix.


«La Résolution 1325 consacre le droit des femmes et des filles à prendre part aux décisions liées à la paix. Il est essentiel que les jeunes filles se l’approprient pour lutter contre les inégalités qu’elles vivent au quotidien», a déclaré Françoise Bukuru, chargée de programme à l’UFMP.

Les élèves ont également été initiés à la Résolution 2250 “Jeunes, Paix et Sécurité”, adoptée en 2015. Ce texte reconnaît officiellement le rôle essentiel des jeunes dans la prévention des conflits, la promotion de la paix et la reconstruction des sociétés touchées par la violence, a souligné la coordination de l’UFMP.

Au cours de la séance, les cinq piliers de la 2250, participation, protection, prévention, partenariats et désengagement et réinsertion ont suscité de nombreuses réactions parmi les élèves, certains découvrant pour la première fois l’existence de cet instrument international.

«La paix ne peut plus se construire sans la jeunesse. Votre participation est déterminante », a insisté Joséphine Mungubi, invitant les élèves à s’approprier ces instruments internationaux.

De son côté, Francine Kasimba, vice-présidente en charge du genre au sein du Conseil Urbain de la Jeunesse a également salué l’initiative, pour elle, «Former les jeunes à leurs droits et responsabilités citoyennes est indispensable pour bâtir une ville plus pacifique.»

A l’issue de laséance, ces élèves venus de différentes institutions scolaires locales ont pris l’engagement de diffuser les connaissances acquises dans leurs écoles, leurs familles et leurs quartiers. Ils ont exprimé leur volonté de sensibiliser davantage sur les violences basées sur le genre et de promouvoir le dialogue comme moyen de prévenir les conflits.

Sifa Munyaka Angèle

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